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Jacqueline CLERFEUILLE |
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- Le Teich
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Arlette JACQUES
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arlettejacques33@orange.fr
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-Sur La Teste
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Claude Dupuy
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| Novembre 2009 | ||||||||||
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Le Pacte Présidentiel...de la confiance retrouvée
Pour relancer la croissance, les participants aux débats se sont prononcés davantage pour des réformes structurelles que pour des politiques macroéconomiques nécessairement limitées par l’ampleur de la dette publique.
Il faut stimuler la création d’entreprises, renforcer l’investissement et la recherche, remédier à la sous-qualification, développer la formation professionnelle, soutenir les PME et renforcer l’efficacité de la dépense publique.
Un développement durable, une croissance forte, une dette publique maîtrisée, la réconciliation des Français avec les entreprises sont les préalables nécessaires à un retour de la confiance, à l’esprit d’initiative, à un partage effectif des richesses et à une maîtrise de la mondialisation.
1- Investir massivement dans l’innovation et la recherche : augmentation pendant le quinquennat du budget de la recherche et des crédits publics pour l’innovation de 10 % par an (le budget public de recherche-développement a diminué de 1 à 0,8% du PIB entre 2002 et 2005). Sur les 65 milliards d'aide aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la recherche-développement : je propose de porter cette part à 15%.
2- Mettre en place une politique industrielle capable de préparer l’avenir et de réduire les risques de délocalisations avec la création d’une Agence nationale de réindustrialisation.
3- Soutenir les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics.
4- Donner la priorité à l’investissement des entreprises avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.
5- Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises (simplifications), en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs, et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé.
6- Réformer l’Etat : un euro dépensé doit être un euro utile. Une décentralisation aboutie. Des services publics de qualité présents sur tout le territoire et accessibles par Internet. La généralisation des logiciels libres dans l’administration.
Le Pacte Présidentiel...du pouvoir d’achat garanti
L’introduction de l’euro, l’augmentation de la fiscalité locale, la hausse des prix de l’énergie et le manque de concurrence dans certains secteurs sont considérés comme étant à l’origine de la vie chère. L’indice des prix ne reflète pas la réalité de la consommation : il est incomplet, il ne prend pas en compte des dépenses nouvelles, et il ne pondère par les dépenses selon les revenus.
Mais la vie chère c‘est surtout le logement : le consensus est total sur la gravité de la situation. Il n’y a pas assez de logements, les logements sont trop chers. Il faut mieux appliquer la loi SRU, adopter une politique active de construction de logements, et mettre en place un service public de la caution : « contre la dictature des agences et des proprios. »
Le surendettement des ménages est également une préoccupation. La publicité pour les prêts à la consommation et les conditions d’obtention des crédits doivent être davantage réglementée. Il est également nécessaire d’offrir de nouvelles formes de crédits solidaires.
Pour la participants des débats, le constat est net : les salaires stagnent et la précarité augmente. La hausse des salaires est économiquement justifiée mais doit être financée. L’Etat doit s’impliquer par une politique volontariste et prendre sa part de l’effort de financement.
Le recours aux heures supplémentaires n’est pas considéré comme une solution adaptée à tous. Elles ne sont pas toujours payées et ne concernent pas tous les salariés. De plus c’est souvent l’employeur qui oblige, pas l’employé qui choisit : « C’est ignorer le monde du travail que de prétendre le contraire. »
Il faut revaloriser les petites retraites et réformer, globalement, le système des retraites. Les principales victimes en sont les femmes (veuves), le monde agricole et l’artisanat.
La vie chère est une réalité vécue par une grande majorité de Français et pas seulement les plus modestes. Les salaires stagnent, les pensions s’amenuisent, les prestations sociales ne compensent pas les aléas de la vie. L’accès de tous à un logement de qualité est devenu difficile pour de nombreuses familles.
Le SMIC sera porté à 1500 €, le plus tôt possible dans la législature.
Afin de tirer vers le haut tous les salaires, une conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance réunissant les partenaires sociaux sera organisée dès juin 2007. Cette conférence sera annuelle.
L’amélioration des petites retraites sera la première priorité de la réforme des retraites. Elles seront augmentées de 5%.
Le paiement des retraites de la sécurité sociale sera rétabli au 1er jour de chaque mois.
9- Revaloriser immédiatement de 5% les allocations aux personnes en situation de handicap.
10- Doubler l’allocation de rentrée scolaire qui sera versée aux familles en deux fois.
Les tarifs bancaires seront réglementés par l’Etat : les agios et les pénalités liées aux incidents de paiement seront plafonnés et feront systématiquement l’objet d’une facture.
L’Etat créera un service universel bancaire de base, favorisant les prêts sociaux et le micro-crédit.
Afin de prévenir le surendettement, la publicité pour les prêts à la consommation sera réglementée et les établissements financiers qui octroieraient un crédit à des personnes non solvables seront sanctionnés. Ils devront participer au règlement des situations de surendettement à parité avec les organismes publics.
12- Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie :
Augmenter les allocations logement de manière à limiter à 25% le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes.
Construire 120 000 logements sociaux par an grâce à une incitation au livret A . L’Etat pourra se substituer aux maires qui n’appliquent pas la loi SRU.
Créer un service public de la caution afin que celle-ci ne soit plus un frein à l’accès au logement tout en sécurisant le propriétaire. En contrepartie, les procédures d’expulsion des locataires de mauvaise foi seront simplifiées.
Conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers.
Remettre à la location les logements vacants spéculatifs. Les communes pourront également les acquérir par une procédure exceptionnelle.
Encourager l’accès à la propriété par l’extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété.
Sanctionner financièrement les communes qui ne respectent pas le ratio moyen de un pour mille habitants pour les hébergements d’urgence.
13- Mettre en place plusieurs indices des prix reflétant la dépense des ménages (minima sociaux, SMIC, retraites).
Le Pacte Présidentiel...du travail pour tous
Les débats ont beaucoup porté sur la précarité du travail. Cette précarité touche même les diplômés, qui enchaînent, faute de trouver un emploi, des stages non rémunérés. L’ascenseur social est bloqué. Seuls les plus favorisés s’en sortent. Les jeunes sont convaincus qu’ils auront une vie moins agréable que leur parent.
La sécurité sociale doit s’inscrire dans une démarche du « donnant-donnant ». Les droits nouveaux doivent être accompagnés de devoirs nouveaux. On passerait d'une logique « passive » dans laquelle on donne une allocation à une logique « active » pour définir un parcours d'évolution vers l'emploi.
Pour lutter plus efficacement contre les délocalisations, plusieurs intervenants suggèrent de favoriser l’actionnariat salarié.
Le chômage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la précarité se répand, le nombre de Rmistes a augmenté de plus de 250 000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intérim. Et comment travailler plus quand tant de jeunes et de moins jeunes voudraient travailler tous ?
Lutter contre la précarité
14- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
15- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle.
16- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes,notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi. Sur les 35 heures : ouvrir les négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.
Sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active
17- Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ouvrir 500 000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche.
Favoriser le retour à l’emploi
19- Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.
20- Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études.
21- Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant :
- une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu ;
Le Pacte Présidentiel...de la réussite éducative et culturelle
L’école n’apparaît plus comme un lieu sacralisé, les élèves semblent perdre, peu à peu, leurs repères. Pourtant, l’école joue un rôle essentiel en tant que lieu de socialisation. C’est le lieu où doit s’apprendre le respect des règles du bien vivre en société. Les élèves et les citoyens en puissance qui doivent être formés.
Les ZEP ont été beaucoup débattues. L’individualisation du parcours scolaire, le soutien personnalisé aux devoirs permettraient de remédier à l’échec scolaire. La création de classes à « géométrie variable » avec un maximum de 25 élèves par classe a été régulièrement évoquée.
La formation des enseignants est également abordée. Repenser totalement l’IUFM, encourager la formation continue, telles sont quelques unes des suggestions concrètes des internautes.
Sur la carte scolaire, certains pensent qu’une utilisation différente permettrait de résoudre certains problèmes, d’autres citent à plusieurs reprises l’exemple de la ville de Tours, qui a réintégré dans le centre ville les ZEP afin de favoriser la mixité sociale.
La nécessité d’un lien très fort entre l’école et les parents est soulignée pour réinstaurer la confiance réciproque. La multiplication des rencontres entre les parents et les professeurs est souhaitée tant la responsabilisation des parents est perçue comme un levier essentiel.
Se dégage le sentiment que le temps de la réforme est arrivé. Que l’école revienne aux fondamentaux ou qu’elle s’engage résolument dans la modernité, la réforme paraît essentielle pour réduire les inégalités sociales, pour permettre à tous les enfants de trouver leur place dans la société.
Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir la promesse républicaine d’égalité scolaire.
Reconnaître la mission fondamentale des enseignants
22- Organiser des Etats généraux des enseignants sur le mode participatif, pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire.
S’attaquer à l’échec scolaire à la racine
23- Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans. Assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle.
Réaliser la promesse républicaine d’égalité scolaire
25- Limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25% de plus que la dotation ordinaire.
26- Réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire.
27- Renforcer la présence adulte dans les établissements y compris, lorsque ce sera nécessaire, par la présence d’un deuxième adulte dans les classes.
28- Implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus. L’excellence scolaire ne doit pas être réservée aux établissements de centre-ville.
Epauler les parents en difficulté
29- Créer des emplois-parents, la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour les aider à conforter leur autorité.
Donner à notre Université les moyens de l’excellence
30- Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence. En 5 ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national. Associer les régions à la remise à niveau des universités (bâtiments, logements étudiants…).
31- Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.
32- Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active.
33- Engager le chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale.
La culture, levier de la réussite scolaire
35- Inscrire l’éducation artistique et la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l’université. A cette fin, sera mis en oeuvre un plan national, avec les Régions, d’aménagement d’équipements culturels dans les universités et les lycées (salles de répétition et de spectacles, ateliers-studios, tables de montage, etc.). Les intermittents du spectacle et les élèves des écoles supérieures spécialisées pourront participer à ce mouvement en résidence d’artistes.
Le Pacte Présidentiel...de la sécurité sociale
La hausse du coût de la santé et l’égalité d’accès aux soins ont été largement débattues. La CMU est très commentée. Jugée imparfaite, sa vocation première est toutefois reconnue comme louable.
« La retraite ne doit pas être une mort sociale. Rien n’est plus beau que la liberté que donne la retraite, à condition d’avoir les moyens ». Les discours sur les bienfaits de l’allongement de la durée de la vie qui justifieraient le recul de l’âge de la retraite, semblent être destinés à des privilégiés et non à ceux qui ont travaillé tôt avec des conditions de travail pénibles.
Le financement des retraites n’est pas garanti. Cela préoccupe toutes les générations. Une modification des règles n’est pas exclue, pourvu qu’elles soit équitable et justifiée.
Si le nombre de personnes âgées dépendantes ne fait que croître dans les années à venir, le souci qu’elles vieillissent dans la dignité et le respect, qu’elles restent des citoyens actifs jusqu’au bout ressort des débats. « Oui, la jeunesse, c’est important. Mais que penser d’une société qui ne fait pas tout pour ses aînés dépendants ?»
La droite a fragilisé notre sécurité sociale en laissant se creuser les déficits, en votant une réforme des retraites injuste, en multipliant les franchises pour les soins et en déstabilisant l’hôpital public.
36- Mettre en œuvre un grand plan de prévention et de recherche des maladies graves (cancer, SIDA, Alzheimer, maladies orphelines).
37- Assurer de façon pérenne le financement de l’hôpital public, de manière à lui permettre de faire face à toutes ses missions en veillant à l’égalité territoriale d’accès aux soins.
38- Créer des dispensaires, notamment dans les zones rurales.
39- Mettre en œuvre une carte santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par semestre. Contraception gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans.
40- Renforcer les moyens de la médecine scolaire et universitaire, et de la médecine du travail.
42- Adapter les conditions d’attribution de l’allocation adultes handicapés (AAH) aux maladies évolutives à diagnostic incertain.
43- Mettre en œuvre une politique de lutte contre l’obésité, fondée sur une détection précoce et des actions sur la qualité de l’alimentation.
44- Rétablir les moyens supprimés par la droite pour les soins aux étrangers en situation irrégulière, pour des raisons de dignité et de santé publique.
- la fixation d’un minimum de pension garantie s’approchant du SMIC,
- la prise en compte du travail pénible et des charges de famille,
Dépendance et personnes âgées
49- Augmenter le nombre de places dans les structures d’accueil existantes en renforçant la formation du personnel et sa qualification.
Le Pacte Présidentiel...de la lutte contre toutes les formes de violence
Les actes de violences semblent se banaliser : aux atteintes physique aux personnes, s’ajoutent les atteintes aux biens, les actes d’incivilités, mais aussi les violences routières, les violences morales, les discriminations, etc. Tout traduit la montée de la violence de la société, en dépit des annonces rassurantes des autorités de l’Etat, le sentiment d’insécurité apparaît comme profondément ancré. Nombreux sont, d’ailleurs, les contributeurs qui contestent les statistiques, évoquant le « flou des chiffres ».
Les violences domestiques touchent toutes les catégories sociales, et concernent les adultes comme les enfants. La violence en milieu scolaire est souvent évoquée, tout comme celle ayant désormais cours sur les terrains de sport, pourtant cités comme des lieux de fraternité.
La sécurité est un droit des citoyens et un devoir de l’Etat. Pour les contributeurs, cette coopération doit se faire au niveau local via une police « aux cotés des citoyens », qu’on l’appelle « police de proximité », « police de quartier » ou « police de contact ».
Les mesures répressives, pour être efficaces, doivent s’accompagner de mesures éducatives : développement des peines alternatives et des travaux d’intérêt général (TIG). Réinsertion, revalorisation et surtout accompagnement ont été les maîtres mots de ce débat.
Le droit à la sécurité et la justice sont des droits fondamentaux. Les violences, notamment les atteintes aux personnes, n’ont cessé d’augmenter depuis 2002. Il faut être lucide et implacable contre toutes les délinquances et avec toutes les causes des violences.
Lutter résolument contre les violences
- Apprendre la civilité aux enfants : des programmes d’éducation au respect de l’autre pour apprendre aux enfants à gérer les conflits par la parole plutôt que par la violence.
- Garantir à chacun de voyager sans crainte dans les transports en commun (RER, TER, trains de banlieue, tram et bus, spécialement la nuit) en imposant des obligations règlementaires plus grandes aux transporteurs (recours plus grand aux équipements technologiques, personnel plus importants aux horaires sensibles…).
51- Lutter contre les violences scolaires en renforçant la présence des adultes dans les établissements :
- Doter chaque établissement d’une infirmière scolaire et d’une assistante sociale à temps plein.
- Mettre en place une politique de prévention précoce de la violence : encadrement éducatif renforcé, mise en place de tuteurs référents.
- Développer les brigades des mineurs dans chaque commissariat des grandes zones urbaines.
- Prendre des sanctions fermes et rapides : un plan d'urgence sera mis en place pour la justice des mineurs (recrutement de juges des enfants, d’éducateurs, de greffiers)
- Mettre en œuvre des solutions nouvelles pour extraire les mineurs de la délinquance : suppression des peines de prison pour les mineurs en dehors des cas d’atteintes graves aux personnes ; développement des centres éducatifs renforcés, si besoin avec un encadrement militaire.
53- Faire de la lutte contre les violences conjugales une priorité nationale :
Faire adopter une loi cadre sur les violences conjugales prenant en compte tous les aspects permettant d’éradiquer ce fléau.
54- Créer une nouvelle police de quartier pour mieux assurer la sécurité quotidienne :
- Procéder à une répartition plus juste des effectifs : donner la priorité aux renforcements quantitatifs et qualitatifs des zones sensibles.
- Affecter des policiers expérimentés, bénéficiant d'une réelle différenciation de rémunération, dans les secteurs plus difficiles (avantages de carrières, aides au logement, etc.)
- Faciliter et moderniser le dépôt de plainte pour briser la loi du silence : amélioration de l’accueil dans les commissariats par la mise en place de travailleurs sociaux de la police nationale, possibilité de déposer plainte via Internet.
- Mettre un avocat à la disposition des victimes de violences graves dans l'heure suivant le dépôt de plainte.
56- Doubler le budget de la justice pour la rendre plus rapide et respectueuse des droits.
- Mettre en place un service public d’aide au recouvrement des dommages et intérêts alloués aux victimes.
- Assurer la présence d’un avocat dès la première heure de garde à vue.
- Encadrer strictement le recours à la détention provisoire dont la France use beaucoup plus largement que les autres pays européens, en imposant notamment des délais butoirs.
- Assurer dans les prisons des conditions qui permettent la réinsertion du détenu.
- Modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature pour garantir son pluralisme et l’équilibre entre magistrats et non magistrats.
- Recomposer l’organisation judiciaire en fonction des besoins et de la démographie de la population.
- Réformer la justice du travail après consultation des acteurs concernés.
- Mettre en place la possibilité de conduire des « actions de groupe ».
Le Pacte Présidentiel ...de l’excellence environnementale
Les intervenants sont soucieux de la gravité de la crise écologique, et particulièrement préoccupés par les risques liés au changement climatique. Plusieurs se sont interrogés sur les limites de la croissance : « Il faut produire moins et mieux » et « réduire notre train de vie pour tendre vers un modèle économique plus écologique », car « croire à une croissance infinie est croire à un mythe ».
Ce constat s’accompagne dans le même temps de l’idée que le changement est possible. « Si systématiquement tous les projets comportent un volet environnement, on peut faire assez rapidement changer les choses ».
Il faut des politiques publiques fortes, mais chacun doit aussi prendre ses responsabilités. De nombreux contributeurs invitent les pouvoirs publics à favoriser les éco-technologies durables et toutes les techniques dont l’emploi est moins néfaste à l’environnement.
Enfin l’environnement est perçu comme un secteur porteur pour le développement de nouveaux métiers, nouveaux services, et donc de nouveaux emplois durables.
Le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l’emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement.
Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70 000 emplois et de réduire la part du nucléaire.
Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
Développer les transports collectifs grâce à un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières.
Appliquer le principe pollueur-payeur en organisant la responsabilité des entreprises responsables d’atteintes à l’environnement.
Instaurer la vérité des coûts du transport de marchandises par la route en négociant une éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail, comme dans d’autres pays européens.
Conditionner les nouveaux permis de construire à l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public.
63- Mobiliser toute la société au service de l’excellence environnementale :
Créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable. La compétence du vice-Premier ministre sera élargie à la responsabilité de l’aménagement du territoire.
Transformer le Conseil économique et social en Conseil économique, social et environnemental (CESE).
64- Promouvoir la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME).
65- Promouvoir une agriculture qui assure une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement :
Favoriser la valeur ajoutée de nos produits agricoles afin d’améliorer les revenus et de favoriser l’installation des jeunes,
Promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, et assurer la transparence et une meilleure répartition des aides,
Transférer aux Régions la gestion des aides directes à l’agriculture,
Encourager les contributions des agriculteurs à la fourniture d’énergie (biomasse, agro-carburants, biogaz, fermes éoliennes).
66- Arrêter les essais des OGM en plein champ, dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en œuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique.
Encourager, par des incitations fiscales, les industries qui s’engageront à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par le règlement européen REACH.
Mettre en œuvre un programme national de réduction de l’utilisation des pesticides.
68- Promouvoir l’idée d’une « PAC mondiale » pour organiser les marchés de manière plus équilibrée et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.
Le Pacte Présidentiel ...d’une République nouvelle
Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes. « Référendum ou proposition d’initiative citoyenne », « droit de pétition », voire « référendum perpétuel », etc. Ttous les outils de la démocratie participative ont été explorés.
Ils veulent rapprocher le citoyen de l’élu, et être consultés et associés aux décisions. Il s’agit de restaurer la confiance et de renouveler les termes du débat public pour réconcilier les Français avec la politique. Les débatteurs aspirent à des élus qui ressemblent aux citoyens. Ils sont très nombreux à préconiser une plus stricte limitation du cumul des mandats.
En matière de modernisation des institutions, les participants évoquent notamment : l’instauration de la proportionnelle, le vote obligatoire, la reconnaissance du vote blanc, etc.
De nombreuses idées sont avancées pour repenser l’organisation territoriale, et notamment la simplifier. Les débatteurs aspirent à des services publics plus efficaces : « Nous voulons un Etat réformé, plus efficace et plus juste ».
Qu’on l’imagine obligatoire ou facultatif, d’une durée de quelques semaines ou de plusieurs mois, organisé dans un cadre strict ou sur la base d’un projet personnel, le service civique trouve un écho indéniable auprès des participants aux débats.
Les débats ont suscité de nombreux témoignages douloureux sur les discriminations liées au sexe, à l’âge pour les « presque seniors », à la religion, au quartier d’origine, au handicap, etc. L’homophobie dans le monde du travail a souvent été évoquée.
Trop de citoyens se sont éloignés de la politique et réfugiés dans l’abstention parce qu’ils avaient le sentiment, souvent justifié, qu’ils n’étaient ni écoutés ni considérés. La démocratie française a besoin d’eux et nous devons donc construire ensemble une République nouvelle.
Démocratiser les institutions
70- Introduire une part de proportionnelle pour l’élection des députés et modifier le mode de scrutin pour l’élection des sénateurs.
71- Revaloriser le rôle du Parlement : le Premier ministre sollicitera dès sa nomination la confiance du Parlement, le vote bloqué et le 49-3 seront supprimés pour les lois ordinaires. La présidence des Commission des finances sera confiée à un membre de l’opposition.
73- Introduire la démocratie participative dans toutes les collectivités publiques (jurys citoyens, budgets participatifs, etc.). Des citoyens ayant recueilli un million de signatures pourront demander au Parlement l’examen d’une proposition de loi.
74- Refuser toute remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, et intégrer à la Constitution une charte de la laïcité.
Revivifier la démocratie sociale
76- Organiser systématiquement la concertation et la négociation préalablement à toute réforme en matière sociale, en fondant la représentativité des organisations sur l’élection et en généralisant le principe de l’accord majoritaire pour la validation des accords collectifs.
77- Promouvoir un syndicalisme de masse par un financement public transparent et en instituant une information systématique sur le droit syndical et les modalités d’adhésion lors de la signature du contrat de travail. Un crédit d’impôt sera accordé pour les cotisations syndicales.
Protéger le pluralisme des médias
La réalité en trompe l’œil du modèle Britannique : quand Mr Sarkosy voit une Angleterre qui n’existe pas dans les statistiques
La visite récente de Nicolas Sarkosy à Londres remet au goût du jour le fameux modèle britannique de capitalisme. Vantant ses mérites et voulant importer les recettes de la potion magique britannique au pays des Gaulois, Nicolas Sarkosy succombe à un mirage qui a été partagé par beaucoup d’hommes politiques avant lui. Pourtant, si l’on analyse objectivement ce modèle de capitalisme, ses vertus ne sont pas si évidentes et la potion proposée ne correspond pas à l’étiquette de ses prescripteurs. Les travaux récents des économistes sur la comparaison des modèles de capitalisme remettent en cause bien des idées reçues et montrent surtout que le modèle anglais n’est pas exportable. Pire, son efficacité supposée est loin d’être évidente si l’on prend les statistiques officielles.
Si l’attrait idéologique pour le modèle Anglais est liée aux décalages qui semblent exister entre les taux de chômage anglais et français (5% contre plus de 8% en France), les chiffres de l’OCDE ou d’Eurostat montrent un visage très différent des tendances en matière de création d’emplois des deux pays.
Dans un article récent du Monde, l’économiste Francisco Vergara analyse clairement ces tendances. Si l’on prend la création d’emplois : depuis 30 ans, c’est la France qui a créé le plus d’emplois (+11,25% contre 5,82%). Cette évolution pourrait être attribuée à des causes démographiques mais que constate t-on ? La structure démographique anglaise ressemble à celle de la France (même pourcentage de population en âge de travailler qui augmente au même rythme dans les deux pays, pyramide des âges similaires).De plus, les générations du baby-boom ne commencent que depuis 2005 à partir à la retraite dans les deux pays. Que cachent donc ces chiffres contradictoires du chômage anglais ? Il ne semble pas exister pas de raison objective à un taux de chômage aussi faible… Traditionnellement, lorsque l’on analyse le chômage, l’on distingue deux catégories d’acteurs : les actifs (emploi+chômage) et les inactifs. Or, une troisième catégorie d’acteurs n’est jamais analysée, ce sont des chômeurs invisibles qui n’apparaissent pas dans les chiffres du chômage, c’est le stagiaire qui est une personne très prisée car il n’est ni employé ni chômeur (qui travaille gratuitement), le travailleur en attente d’emploi, les personnes en longue maladie, ni les travailleurs découragés, ou les personnes qui gardent leurs enfants….Transformer un chômeur en inactif est un art qui masque la vérité des chiffres du chômage… Tony Blair est un maître prestidigitateur, qui a fait passer entre 1990 et 2000, plus de un million de personnes d’une catégorie à l’autre. En Angleterre, le moyen le plus efficace est la catégorie du « Long term Sick » ou « Disabled ». L’Angleterre a, entre 1990 et 2000 divisé son chômage par deux et augmenté le nombre de ses malades de un million. En 2006, plus de 2 millions de personnes sont malades de longue durée en Angleterre en 2006.
Le marché du travail anglais
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COMPTE RENDU
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Thème du débat : Les droits et la place des femmes
Date du débat : 26 janvier 2007
Lieu du débat : Gujan-Mestras – 33470 – cafétéria publique
Nombre de personnes présentes : environ 45
Personnalités invitées : 0
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Résumé succinct du débat :
La femme dans l’entreprise et le monde du travail, dans la cellule familiale. L’identité de la femme et la femme « au fil du temps »
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Quelles sont les réponses ou les nouvelles idées qui permettent de répondre aux questions posées par le débat :
Dans l’entreprise :
-lutter contre les discriminations à l’embauche
-faire appliquer les lois et publier les décrets d’application
-ouvrir des crèches à des prix abordables et en adapter les horaires
-question du salaire parental abordée avec formation à la reprise du travail
-égalité de salaires indispensable, accès à la formation, au choix de métiers, suppression du « plafond de verre »
-combattre toutes les discriminations à l’embauche et notamment des jeunes femmes en position de devenir mère
-le temps partiel subi ou imposé
dans la cellule familiale :
-la base de la société doit être le citoyen ou la citoyenne, la famille n’étant qu’une catégorie sociale
-la loi doit pousser la société à évoluer
-demandes fortes de créations de maisons familiales pour aider les enfants, les parents et les citoyens en général : « maison citoyenne », véritable lieu d’écoute, d’aide et d’entraide
-adoption des enfants par des couples homosexuels : prendre en compte la réalité des situations déjà existantes et aller de l’avant.
-la légalisation du mariage homosexuel doit être prononcée, le PACS n’est pas juridiquement suffisant
-allocations pour l’autonomie des handicapés, quel que soit leur âge ; développer les centres d’accueil, notamment pour les adultes
l’identité de la femme :
*la contraception :
-meilleure information notamment de la part des médecins et plus de centres de planning familial
-éduquer les plus petits et mettre en place des personnels formés dans les établissements scolaires (assistantes sociales, médecins, infirmières,..)
-mettre des distributeurs de préservatifs dans les écoles
-remboursement de toutes les méthodes contraceptives
*l’avortement :
-développer et améliorer l’accueil des femmes
-donner plus d’informations sur les méthodes contraceptives et l’IVG médicamenteuse
*le harcèlement et les violences faites aux femmes :
-améliorer la formation et l’accueil des services de police et de gendarmerie.
-créer des centres d’accueil pour les femmes battues
-raccourcir les délais d’attente sur les numéros d’urgence
-accorder un revenu pour les femmes désirant quitter un mari violent et qui sont sans ressources
-améliorer la protection des femmes au travail
-prévoir un accompagnement du début à la fin des procédures pour une femme qui souhaite déposer plainte et poursuivre en justice ceux qui ont attenté à son intégrité physique et morale
-filmer les témoignages pour éviter aux femmes d’avoir à répéter et à être confrontées à leurs agresseurs
-pour éviter les communautarismes, renforcer la laïcité et soutenir les femmes issues de l’immigration
-contrôler l’immigration sexuelle
au fil du temps
-égalité des chances
-apprentissage de la socialisation dès l’école
-étudier la possibilité d’un « revenu à l’enfant et à l’étudiant »
-possibilité de micro crédits pour les travailleurs « pauvres »
-en cas de divorce, la garde des enfants engendre souvent la précarité pour les mères et d’autre part, celle des femmes âgées ayant quitté le monde du travail
-revoir le niveau des pensions de réversion
-privilégier le maintien à domicile des personnes âgées
-leur assurer un revenu de subsistance digne
-le nombre de place en maison de retraite pose problème et le coût prohibitif est souvent dénoncé
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Quelles sont les recommandations que vous pouvez proposer en complément des réponses formulées :
Les femmes demandent l'égalité dans le travail en entreprise, à la maison, pour la garde et l'éducation des enfants.
Elles ne veulent plus cumuler : travail, maison, enfants, famille,…
Leur mode de vie doit être choisi et non imposé
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Ségolène Royal,Candidate à l’élection présidentielle
Mon engagement écologique pour la France
Depuis le Sommet de la Terre à Rio en 1992 où je représentais la France en tant que Ministre de l’Environnement, la crise environnementale s’est aggravée. La promotion du développement durable est un enjeu éminemment politique. Les solutions technologiques ou fiscales ne suffiront pas. De puissants lobbies refusent les changements nécessaires. Il faut une volonté politique inébranlable pour leur faire face.
Trois priorités rythmeront mon action :
- Le changement climatique et la promotion d’une nouvelle politique énergétique
- La dégradation de la biodiversité (terrestre et marine).
- Le poids des pollutions de différentes natures sur la santé humaine, et notamment la thématique de la santé au travail.
La France doit devenir le pays de l’excellence environnementale.
Je propose plusieurs pistes : Rendre progressivement obligatoire l’éco conception pour tous les produits et développer les labels de qualité environnementale et sociale ; Interdire progressivement la production et la commercialisation des appareils électroménagers des classes énergétiques les plus consommatrices (G, F ou E) ; Encourager les Régions à développer des parcs industriels sur le modèle de l’écologie industrielle (économie circulaire ou circuits courts) ; Engager un plan de réduction des déchets à la source associé au recyclage mettant l’accent sur la réduction des emballages
A titre pilote je propose également de mettre en place un groupe de travail avec les industries automobiles pour commercialiser au plus vite des véhicules très basse consommation. Administrations et grandes entreprises joueront un rôle incitatif en remplaçant progressivement leurs flottes captives par ces véhicules économes.
Objectif : réduire d’un facteur 4 les émissions de gaz à effet de serre à échéance 2050.
Engager, au niveau européen, une politique énergétique ambitieuse fondée sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et la promotion des solutions renouvelables diversifiées et décentralisées.
Lancer un grand programme pour : la réhabilitation de l’habitat ancien à l’occasion des transferts de propriété, en associant les institutions bancaires ; l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public ; des incitations pour l’économie d’énergie (aide pour l’isolation des logements), ou l’efficacité énergétique (subvention des ampoules basse consommation, aide au remplacement du chauffage électrique…).
A pression fiscale constante, je rejoins aussi - partiellement - la proposition de Nicolas Hulot d’ouvrir un débat sur une Taxe de lutte contre les changements climatiques en complément de la TIPP, pour anticiper l’augmentation forte du prix des carburants. Le produit de cette taxe serait affecté à un fonds d’investissement pour les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables décentralisées. Des baisses dans d’autres secteurs permettront de ne pas entamer le pouvoir d’achat.
En complément des mesures décourageront les usages de l’énergie les moins performants :
- Taxe à la tonne transportée par route pour décourager le transport de marchandise par camion et basculer le fret vers le rail dans le cadre d’une négociation avec la profession du transport routier pour organiser les transitions nécessaires ;
- Vignette CO2 annuelle pour les véhicules les plus gourmands (4x4) ;
- Taxation du kérosène avion en soutenant le projet de Directive européenne initié par le Commissaire à l’Environnement le 19 décembre 2006.
Je mettrai l’écologie à la portée des plus défavorisés de nos concitoyens, qui n’y ont pas accès aujourd’hui, en leur proposant des mesures d’aide (soutien pour l’utilisation des transports en commun, pour le passage du chauffage au fuel au chauffage solaire, bois ou gaz, complément d’APL pour les ménages les plus démunis ayant encore recours au fuel ou au gaz…)
Je m’engage à augmenter la part des énergies renouvelables avec un objectif de 20% de la production primaire d’énergie en 2020.
Je veux promouvoir un plan de développement national s’appuyant sur une Communauté Européenne des Energies Renouvelables (organisée sur le modèle de la CECA) pour stimuler les investissements : maintien des tarifs de rachat garantis pour l’électricité produite à partir de solutions renouvelables (solaire, éolien, filière bois…) ; Subventions aux chauffe-eau solaires, chauffage bois, planchers solaires ; Détaxation des biocarburants de deuxième génération ; Encouragement à la production d’énergie par les agriculteurs (biomasse, biocarburant, fermes éoliennes …) ; Incitations par diminution des charges salariales et soutien aux investissements pour les entreprises s’engageant dans la fourniture d’équipements et de services liés aux énergies renouvelables.
- Transférer aux Régions la gestion d’une partie des aides directes à l’agriculture, encourageant les productions de terroirs et les circuits courts entre producteurs, transformateurs et consommateurs.
- Renégocier la PAC vers le développement rural, l’agriculture de qualité et la restauration de la biodiversité en profitant de la Présidence française de l’Union Européenne.
- Interdire les OGM en plein champ.
- développer une filière française de production de protéagineux pour l’alimentation animale pour réduire le recours au soja massivement importé d’Amazonie où cette culture spéculative contribue à la déforestation et à la paupérisation des petits paysans ;
- stimuler le rôle que peuvent jouer les agriculteurs comme fournisseurs d’énergie (biomasse, biocarburants, biogaz, gestion de fermes éoliennes) ;
- lancer une vraie réforme de la loi sur l’eau ;
- réorienter les crédits de recherche alloués à l’agriculture pour faire place à la préservation de l’environnement, à la qualité des productions (contrairement à la priorité donnée aux efforts de productivité), et à l’organisation spatiale de la production agricole (de la distribution jusqu’à la consommation finale).
- la composante « aménagement du territoire » soit placée sous l’autorité du Vice Premier Ministre chargé du développement durable
Trois priorités : l’industrie automobile, la mobilité des personnes et les transports de marchandises :
- soutenir l’initiative de brider les moteurs les plus puissants, pousser les industries de l’automobile à commercialiser les véhicules très basse consommation.
- développer les transports publics, permettre aux personnes démunies d’avoir accès aux transports publics à des coûts avantageux.
- dans le prolongement du plan Climat réactualisé en 2006, il faut débattre de : la promotion des péages urbains en s’appuyant sur l’expérience réussie de Londres ; la négociation pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés de plans « covoiturage. »
- une taxe à la tonne transportée par la route. Les ressources collectées devront financer le fret ferroviaire.
- intégrer le transport aérien dans le Protocole de Kyoto.
- renforcer la fiscalité écologique pour intégrer dans le prix des produits les impacts sur l’environnement. en maintenant une pression fiscale constante ;
- reprendre tous les instruments existants pour y intégrer le principe pollueur-payeur ;
- revoir la construction de la TGAP ;
- harmoniser les différents instruments fiscaux encourageant les économies d’énergie en cohérence avec notre objectif prioritaire de lutte contre le changement climatique.
- prendre en compte les caractéristiques particulières des DOM-TOM de biodiversité ;
- réviser les politiques de pêche, d’exploitation forestière et de développement agricole. La protection de territoires spécifiques ne suffira pas si l’on ne gère pas de manière responsable les ressources naturelles en dehors de ces territoires protégés ;
- réformer le code des marchés publics pour imposer comme clause préférentielle la performance environnementale, en spécifiant la provenance des ressources naturelles ;
- créer un réseau écologique national ;
- créer une grande aire protégée en Guyane française et proposer l’instauration d’un parc marin autour des îles françaises du sud de l’Océan Indien ;
- mettre en cohérence nos ambitions en matière de protection de la biodiversité avec les politiques de coopération au développement, notamment en Afrique.
Les interrelations entre santé et environnement doivent être mieux comprises pour guider les politiques publiques. Dès le mois de mars 2007 le règlement européen REACH organisera le contrôle des substances chimiques les plus dangereuses.
Des incitations fiscales encourageront les industries qui substitueront les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par ce règlement.
Enfin, je souhaite soutenir les initiatives permettant d’améliorer la santé au travail, en particulier la prévention des maladies professionnelles.
Il faut renforcer l’implication des sciences sociales afin de permettre un dialogue renforcé entre citoyens, scientifiques et politiques (conférences citoyennes…).
La réorientation des crédits de recherche est prioritaire dans trois domaines :
- l’agriculture : préservation de l’environnement et qualité des productions, contrairement à la priorité donnée aujourd’hui aux efforts de productivité ;
- la biodiversité (recherche et protection fondées sur « l’approche écosystème ») ;
- les interrelations entre santé et environnement.
Notre pays doit continuer de promouvoir la création d’une Organisation des Nations Unies de l’Environnement (ONUE) réellement efficace, c’est-à-dire avec un poids juridique égal à celui de l’OMC, munie d’un pouvoir de sanction, d’un organe de règlement des différends, et capable de soutenir des projets dans les pays en développement.
Mais notre capacité à convaincre sur la scène internationale dépendra avant toute chose de l’exemplarité de notre politique d’excellence environnementale. Cela fut loin d’être le cas jusqu’à présent.
Je me porte garante de la poursuite du travail et des engagements pris autour du Pacte écologique de Nicolas Hulot. Il a mis en avant « cinq propositions concrètes pour changer » auxquelles je donnerai suite :
Il aura pour rôle de coordonner l’action des différents ministères. J’envisage également de confier à ce vice-ministre la responsabilité de l’aménagement durable du territoire tant cette mission est structurante pour l’avenir de la société.
Pour remplir pleinement sa mission, le vice-Premier Ministre chargé du Développement Durable bénéficiera de l’appui du Centre d’Analyse Stratégique, de la Direction Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires (ex DATAR) et de la Commission Nationale du Développement Durable.
Il veillera tout particulièrement à l’exemplarité des pratiques environnementales de l’Etat et des administrations publiques.
Le ministère de l’environnement sera bien évidemment maintenu.
Nous créerons un Institut des Hautes Etudes en Développement Durable, accessible au titre de la formation continue aux fonctionnaires d’Etat et territoriaux, et la création d’un corps de catégorie A pour l’environnement. De même, des formations au droit et à l’économie de l’environnement, et au développement durable seront dispensées dans les cursus de formations des fonctionnaires.
Je propose de mettre en place une politique énergétique ambitieuse fondée sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et la promotion des solutions renouvelables diversifiées et décentralisées. J’intègrerai la transformation du secteur des transports dans cette politique énergétique. La fiscalité - dissuasive et incitative – sera un instrument de cette politique.
Nous engagerons un débat sur une taxe additionnelle sur les carburants et le fuel domestique sur le modèle proposé dans le Pacte écologique pour anticiper l’augmentation forte du prix des carburants à laquelle la société doit se préparer. Je veillerai à ce que cette taxation supplémentaire soit à pression fiscale constante et qu’elle s’accompagne de mesures compensatoire pour les populations les moins favorisées.
La première étape sera la commande d’une étude détaillée, dès le début du quinquennat, pour évaluer les impacts sociaux et sur les émissions de CO2 d’une telle mesure.
Je soutiens l’idée de réorienter une part des aides agricoles vers la restauration collective. Je lui ajouterai d’autres mesures s’intégrant dans une réforme inévitable de la Politique Agricole Commune. J’entends initier cette négociation au moment de la publication du rapport d’étape sur la PAC en 2008.
Je m’engage à organiser régulièrement des conférences de citoyens. Mais surtout je m’engage à respecter la qualité des débats et à prendre en compte les recommandations émises. La décision reste la prérogative du gouvernement, mais l’excellence environnementale implique une participation démocratique authentique.
L’écologie est un formidable gisement d’emplois (plus de 100000 en 3 ans dans les énergies renouvelables, autant dans la rénovation de l’habitat).
De nouvelles filières scientifiques, techniques et sociales permettront de « professionnaliser » les métiers du développement durable. J’encouragerai les dispositifs de formation continue et le soutien aux associations.
Enfin une réelle politique d’information et de sensibilisation sur le développement durable est nécessaire pour mobiliser les citoyens à tous les âges de la vie.
L’excellence environnementale est un axe structurant de ma campagne et de mon action. L’écologie ne peut plus être considérée comme une question subsidiaire, ni en France, ni en Europe, ni à l’échelle du monde. Je prends à témoin les centaines de milliers de signataires du Pacte écologique du respect de mes engagements.
Ségolène Royal